Au cœur du parc des Célestins, le projet de la nouvelle salle des fêtes s’enracine dans une clairière existante, lieu charnière entre les bois classés et les grandes ouvertures de prairie. L’intervention se veut discrète, guidée par la volonté de « restituer à la nature ce qu’on lui a emprunté », en travaillant avec la topographie, les vues et les continuités écologiques du parc.



Le bâtiment est pensé comme une extraction du paysage, un volume né du sol lui-même : le « prélèvement » décrit dans la note prend la forme d’un modelé de terrain qui génère l’architecture et inscrit le projet dans la pente avec douceur.



Cette implantation en creux permet de préserver la lecture de la clairière, tout en ouvrant largement la salle sur le paysage.
Le traitement paysager accompagne chaque geste architectural : les toitures végétalisées prolongent la prairie et effacent l’impact bâti en restituant la surface naturelle prélevée. Les abords immédiats se composent comme une couture entre bois et clairière, où les cheminements et les terrasses jouent le rôle de transitions sensibles entre intérieur et extérieur. L’architecture devient alors support du paysage : elle cadre les vues, accueille les usages et met en scène la continuité végétale du parc.


Par son ancrage topographique, son économie de moyens et la sobriété de ses matériaux, le projet affirme un dialogue respectueux avec le site des Célestins, offrant une salle des fêtes qui s’efface autant qu’elle révèle la force naturelle du lieu.